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Note de contenu :
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Deux voix alternées, deux sœurs qui s’aiment mais n’arrivent plus à communiquer. La relation est belle, complexifiée avec la présence en arrière-plan de Lucas, jeune homme sensibilisé au phénomène de l’alcoolisme. Florence Aubry fait parler Sarah avec un naturel confondant, un déni tout en finesse qui résonne à la fois de la rébellion adolescente et du malaise de celui qui ne maîtrise plus rien. A travers les yeux de Gaby, l’auteur n’évite pas les détails sordides de l’alcool : vomissements, pertes de mémoire, sexualité débridée, débuts de coma, etc. Pour instiller un élan à la fiction, un suspense hante habilement les protagonistes depuis les premières jusqu’aux dernières pages : que s’est-il passé la nuit dont Sarah ne se souvient plus, celle où elle s’est réveillée sous sa tente, mais sans son pantalon ?... Si le « binge drinking » ne brise pas Sarah, la dernière leçon proposée par l’ouvrage marque suffisamment les esprits pour classer Biture express dans les romans qui osent, ceux qui sont durs mais justes.
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