|
Résumé :
|
A seize ans, Josepha, fille unique, ne supporte plus ses parents, se sent "une erreur ambulante" et voudrait se terrer dans sa chambre indéfiniment. Le monde extérieur l'angoisse. La rentrée l'angoisse et seule l'amitié de Laurence la soulage. Grâce à Amina, une fille de sa classe, elle rencontre lors d'une soirée Ganji (plus âgée qu'elle), une rencontre aussi belle qu'imprévisible. Elle fait avec lui ses premières expériences sexuelles et apprend à se respecter, entrevoir ce qu'est la vraie liberté. Un roman intense sur l'acceptation de soi.
|
|
Note de contenu :
|
Comment se sentir vivante lorsque, depuis son enfance, on subit les disputes incessantes de ses parents, l’agressivité de son père, ses interdictions injustifiées, sa grossièreté ? C’est ce qu’exprime la narratrice, Josepha, 16 ans, qui entre en terminale avec la ferme intention d’avoir le bac. Quitter au plus vite cette maison où elle n’existe pas, tel est son désir. Jo n’est pas maltraitée, mais elle ne se sent pas respectée. Elle est mal dans son cœur et son corps, a très peu d’amis et s’efforce toujours de passer inaperçue. Question de survie. Ce n’est pas une histoire d’amour qui commence, juste un moment privilégié, une bulle bienfaisante dans laquelle Jo se sent désirée et vivante, enfin !
Catherine Leblanc dit avec beaucoup de finesse et d’acuité le désarroi d’une adolescente dans un monde familial et social où elle n’est pas. Les sentiments de la jeune fille sont exprimés, analysés avec justesse. Ils sont parfois violents, excessifs, lorsqu’il s’agit des relations avec les parents (ils ne sont pourtant pas des monstres, seulement des gens ordinaires, que d’autres que Jo pourraient trouver sympathiques). Mais Jo fait aussi preuve de maturité, de lucidité, lorsqu’elle raconte sa première fois avec Ganji.
|