Résumé :
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Le flou, omniprésent dans les dernières compositions de Claude Monet, et notamment dans ses Nymphéas est omniprésent dans la création moderne et contemporaine. D’abord défini comme perte par rapport au net, le flou se révèle le moyen privilégié d’expression d’un monde où l’instabilité règne et où la visibilité s’est brouillée. C’est sur les ruines de l’après Seconde Guerre mondiale que cette esthétique du flou s’enracine et déploie sa dimension proprement politique.
À travers les œuvres des plus grands artistes, de Turner et Monet à Richter, en passant par la photographie ou Bacon, retour sur les racines esthétiques du flou, au XIXe siècle et au tournant du XXe siècle, écho aux bouleversements intellectuels, scientifiques, sociétaux.
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