| Titre : |
La cantatrice chauve |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Eugène Ionesco (1909-1994), Auteur ; Emmanuel C. Jacquart (19..-....), Éditeur scientifique |
| Importance : |
1 vol. (152 p.) |
| Présentation : |
couv. ill. |
| Format : |
18 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
2-07-038653-8 |
| Prix : |
26,50 FRF |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
Littérature
|
| Mots-clés : |
Absurde;incohérence;Smith;Martin;dîner;cantatrice;bourgeoisie |
| Index. décimale : |
842.9 |
| Résumé : |
Il est neuf heures du soir, dans un intérieur bourgeois de Londres, le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les « dix-sept coups anglais ».
M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils bavardent au coin du feu. M. Smith parcourt son journal. Le couple se répand en propos futiles, souvent saugrenus, voire incohérents. Leurs raisonnements sont surprenants et ils passent sans transition dun sujet à un autre.
Ils évoquent notamment une famille dont tous les membres sappellent Bobby Watson. Cela raconte que Bobby Watson est mort il y a deux ans, mais qu'ils sont allés à son enterrement il y a un an et demi et que cela fait trois ans qu'ils parlent de son décès. M. Smith, lui, sétonne, de ce quon mentionne « toujours lâge des personnes décédées et jamais celui des nouveau-nés ». Un désaccord semble les opposer, mais ils se réconcilient rapidement. La pendule continue de sonner « sept fois », puis « trois fois », « cinq fois », « deux fois », puis, comble de l'absurde, « autant de fois qu'elle veut ».
Mary, la bonne, entre alors en scène et tient, elle aussi, des propos assez incohérents. Puis elle annonce la visite dun couple ami, les Martin. M. et Mme Smith quittent la pièce pour aller shabiller.
Mary fait alors entrer les invités, non sans leur reprocher leur retard.
Les Martin attendent dans le salon des Smith. Ils sassoient lun en face de lautre. Ils ne se connaissent apparemment pas. Le dialogue qui sengage leur permet pourtant de constater une série de coïncidences curieuses. Ils sont tous deux originaires de Manchester. Il y a « cinq semaines environ », ils ont pris le même train, ont occupé le même wagon et le même compartiment. Ils constatent également quils habitent à Londres, la même rue, le même numéro, le même appartement et quils dorment dans la même chambre. Ils finissent par tomber dans les bras lun de lautre en découvrant quils sont mari et femme. Les deux époux sembrassent et sendorment.
Mais, Mary, la bonne, de retour sur scène, remet en cause ces retrouvailles et révèle au public quen réalité les époux Martin ne sont pas les époux Martin. Elle-même confesse dailleurs sa véritable identité : « Mon vrai nom est Sherlock Holmes ».
Les Martin préfèrent ignorer laffreuse vérité. Ils sont trop heureux de sêtre retrouvés et se promettent de ne plus se perdre.
Les Smith viennent accueillir leurs invités. La pendule continue de sonner en toute incohérence. Les Smith et les Martin parlent maintenant pour ne rien dire. Puis par trois fois on sonne à la porte dentrée. Mme Smith va ouvrir, mais il ny a personne. Elle en arrive à cette conclusion paradoxale : « Lexpérience nous apprend que lorsquon entend sonner à la porte, cest quil ny a jamais personne ». Cette affirmation déclenche une vive polémique. Un quatrième coup de sonnette retentit. M. Smith va ouvrir. Paraît cette fois le capitaine des pompiers.
Les deux couples questionnent le capitaine des pompiers pour tenter de percer le mystère des coups de sonnette. Mais cette énigme paraît insoluble. Le capitaine des pompiers se plaint alors des incendies qui se font de plus en plus rares. Puis il se met à raconter des anecdotes incohérentes que les deux couples accueillent avec des commentaires étranges.
Réapparaît alors Mary, la bonne, qui souhaite, elle aussi raconter une anecdote. Les Smith se montrent indignés de lattitude de leur servante. On apprend alors que la bonne et le pompier sont danciens amants. Mary souhaite à tout prix réciter un poème en lhonneur du capitaine. Sur linsistance des Martin on lui laisse la parole, mais on la pousse hors de la pièce pendant le récit. Le pompier prend alors congé en invoquant un incendie qui est prévu « dans trois quarts dheure et seize minutes exactement ». Avant de sortir il demande des nouvelles de la cantatrice chauve. Les invités ont un silence gêné puis Mme Smith répond : « Elle se coiffe toujours de la même façon ».
Les Smith et les Martin reprennent leur place et échangent une série de phrases dépourvues de toute logique. Puis les phrases se font de plus en plus brèves au point de devenir une suite de mots puis donomatopées. La situation devient électrique. Ils finissent tous par répéter la même phrase, de plus en plus vite : « Cest pas par là, cest par ici ! »
Ils quittent alors la scène, en hurlant dans lobscurité.
La lumière revient. M. et Mme Martin sont assis à la place des Smith. Ils reprennent les répliques de la première scène. La pièce semble recommencer, comme si les personnages, et plus généralement les individus étaient interchangeables. Puis le rideau se ferme lentement.
N.B. : Lors des premières représentations, le recommencement final s'effectuait avec les Smith, l'auteur n'ayant eu l'idée de substituer les Martin aux Smith qu'à la centième représentation. |
La cantatrice chauve [texte imprimé] / Eugène Ionesco (1909-1994), Auteur ; Emmanuel C. Jacquart (19..-....), Éditeur scientifique . - [s.d.] . - 1 vol. (152 p.) : couv. ill. ; 18 cm. ISBN : 2-07-038653-8 : 26,50 FRF Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
Littérature
|
| Mots-clés : |
Absurde;incohérence;Smith;Martin;dîner;cantatrice;bourgeoisie |
| Index. décimale : |
842.9 |
| Résumé : |
Il est neuf heures du soir, dans un intérieur bourgeois de Londres, le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les « dix-sept coups anglais ».
M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils bavardent au coin du feu. M. Smith parcourt son journal. Le couple se répand en propos futiles, souvent saugrenus, voire incohérents. Leurs raisonnements sont surprenants et ils passent sans transition dun sujet à un autre.
Ils évoquent notamment une famille dont tous les membres sappellent Bobby Watson. Cela raconte que Bobby Watson est mort il y a deux ans, mais qu'ils sont allés à son enterrement il y a un an et demi et que cela fait trois ans qu'ils parlent de son décès. M. Smith, lui, sétonne, de ce quon mentionne « toujours lâge des personnes décédées et jamais celui des nouveau-nés ». Un désaccord semble les opposer, mais ils se réconcilient rapidement. La pendule continue de sonner « sept fois », puis « trois fois », « cinq fois », « deux fois », puis, comble de l'absurde, « autant de fois qu'elle veut ».
Mary, la bonne, entre alors en scène et tient, elle aussi, des propos assez incohérents. Puis elle annonce la visite dun couple ami, les Martin. M. et Mme Smith quittent la pièce pour aller shabiller.
Mary fait alors entrer les invités, non sans leur reprocher leur retard.
Les Martin attendent dans le salon des Smith. Ils sassoient lun en face de lautre. Ils ne se connaissent apparemment pas. Le dialogue qui sengage leur permet pourtant de constater une série de coïncidences curieuses. Ils sont tous deux originaires de Manchester. Il y a « cinq semaines environ », ils ont pris le même train, ont occupé le même wagon et le même compartiment. Ils constatent également quils habitent à Londres, la même rue, le même numéro, le même appartement et quils dorment dans la même chambre. Ils finissent par tomber dans les bras lun de lautre en découvrant quils sont mari et femme. Les deux époux sembrassent et sendorment.
Mais, Mary, la bonne, de retour sur scène, remet en cause ces retrouvailles et révèle au public quen réalité les époux Martin ne sont pas les époux Martin. Elle-même confesse dailleurs sa véritable identité : « Mon vrai nom est Sherlock Holmes ».
Les Martin préfèrent ignorer laffreuse vérité. Ils sont trop heureux de sêtre retrouvés et se promettent de ne plus se perdre.
Les Smith viennent accueillir leurs invités. La pendule continue de sonner en toute incohérence. Les Smith et les Martin parlent maintenant pour ne rien dire. Puis par trois fois on sonne à la porte dentrée. Mme Smith va ouvrir, mais il ny a personne. Elle en arrive à cette conclusion paradoxale : « Lexpérience nous apprend que lorsquon entend sonner à la porte, cest quil ny a jamais personne ». Cette affirmation déclenche une vive polémique. Un quatrième coup de sonnette retentit. M. Smith va ouvrir. Paraît cette fois le capitaine des pompiers.
Les deux couples questionnent le capitaine des pompiers pour tenter de percer le mystère des coups de sonnette. Mais cette énigme paraît insoluble. Le capitaine des pompiers se plaint alors des incendies qui se font de plus en plus rares. Puis il se met à raconter des anecdotes incohérentes que les deux couples accueillent avec des commentaires étranges.
Réapparaît alors Mary, la bonne, qui souhaite, elle aussi raconter une anecdote. Les Smith se montrent indignés de lattitude de leur servante. On apprend alors que la bonne et le pompier sont danciens amants. Mary souhaite à tout prix réciter un poème en lhonneur du capitaine. Sur linsistance des Martin on lui laisse la parole, mais on la pousse hors de la pièce pendant le récit. Le pompier prend alors congé en invoquant un incendie qui est prévu « dans trois quarts dheure et seize minutes exactement ». Avant de sortir il demande des nouvelles de la cantatrice chauve. Les invités ont un silence gêné puis Mme Smith répond : « Elle se coiffe toujours de la même façon ».
Les Smith et les Martin reprennent leur place et échangent une série de phrases dépourvues de toute logique. Puis les phrases se font de plus en plus brèves au point de devenir une suite de mots puis donomatopées. La situation devient électrique. Ils finissent tous par répéter la même phrase, de plus en plus vite : « Cest pas par là, cest par ici ! »
Ils quittent alors la scène, en hurlant dans lobscurité.
La lumière revient. M. et Mme Martin sont assis à la place des Smith. Ils reprennent les répliques de la première scène. La pièce semble recommencer, comme si les personnages, et plus généralement les individus étaient interchangeables. Puis le rideau se ferme lentement.
N.B. : Lors des premières représentations, le recommencement final s'effectuait avec les Smith, l'auteur n'ayant eu l'idée de substituer les Martin aux Smith qu'à la centième représentation. |
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