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Résumé :
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A la fin du XXe siècle, les mondes ruraux connaissent de profondes mutations. Les évolutions spatiales et structurelles traduisent des adaptations à des contextes variés dominés par l'accroissement de la demande alimentaire, notamment urbaine, la mondialisation des marchés, les contraintes récurrentes de milieux insuffisamment maîtrisés. Dans les pays industrialisés, la crise de l'agriculture productiviste, dominée par les stratégies des firmes agro-alimentaires est aussi celle d'une société rurale tertiairisée où les agriculteurs occupent une place de plus en plus marginale. Dans les pays en développement, les mondes ruraux sont confrontés aux mêmes contraintes, aggravées par les pauvretés techniciennes et organisationnelles et les pesanteurs sociétales. La pression démographique élevée n'autorise encore qu'une satisfaction partielle de la sécurité alimentaire. Les inégalités socio-économiques se creusent, tandis que la mobilité généralisée rapproche ville et campagne mais accroît le dualisme entre des sociétés et des espaces ouverts et les isolats.
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