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Résumé :
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Il y a trois phases dans l'histoire du témoignage. Durant les premières années d'après-guerre, les témoins veulent rappeler ce qui s'est passé mais ne sont guère entendus. A partir du procès Eichmann, les témoignages sont au contraire sollicités dans une perspective judiciaire. Enfin, à l'ère du témoin, le témoignage relève d'un véritable impératif social et non plus d'une nécessité intérieure. De ces variations dans le statut du témoignage sur le destin des Juifs d'Europe, Annette Wieviorka met en lumière un débat plus général : comment écrire l'histoire afin que coexistent témoignages et oeuvres historiques
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