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Résumé :
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Cet ouvrage retrace l?histoire de la caricature entendue comme la déformation grotesque d?une personne par l?exagération voulue des traits caractéristiques de son visage ou des proportions de son corps. Ce mode d?expression remonte à l?Antiquité, mais c?est à la Renaissance que la caricature connaît son épanouissement. En Italie, elle est encore considérée comme un jeu formel, alors qu?en Europe septentrionale, elle gagne une signification sociale et politique. La caricature française du XVIIe siècle s?intéresse aux crises politiques du moment, avant de s?intéresser à la scène de m?urs. A partir du XVIIIe siècle, l?art de la caricature s?affine, du moins jusqu?à la Révolution où il affichera une violence et une grossièreté sans précédent, se transformant en image de propagande. Ces liens entre caricature et propagande constituent un des axes thématiques développés dans cet ouvrage. D?un point de vue chronologique, l?Angleterre est la première à briller dans l?art de la caricature moderne. . On passe alors de l?humour cruel des polémistes à l?univers plus apaisé et souriant . En France, les années qui s?étendent du 18 brumaire jusqu?à Daumier marquent une transition. L?ère de la caricature moderne s?ouvre avec les premières lithographies de cet artiste en 1832. C?est là le c?ur de l?ouvrage avec, pour le XIXe siècle, un accent particulier mis sur des artistes tels que Traviès, Gavarni, Grandville ou André Gill, qui donnaient à leur composition la force des pamphlets de l?époque. Sous la IIIe République, la caricature connaît un remarquable développement avec des journaux comme Gil Blas, le Rire, L?Assiette au beurre, ou des artistes aussi réputés que Toulouse-Lautrec, Valloton, Steinlein ou Kupka. Depuis la Seconde Guerre mondiale, le renouveau de la caricature est quasi-général. Le développement de la presse, les nouvelles techniques graphiques et d?impression offrent d?énormes possibilités aux artistes
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