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Résumé :
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« Si l'on s'approche trop de lui, il recule, trouve toujours un angle mort pour s'esquiver. Mais si l'on feint de l'ignorer ou de lui tourner le dos, il cherche alors le contact. C'est un animal farouche doté de la faculté de séduire. Il n'aime rien que convaincre ceux qui se refusent à lui. Ses coups de gueule ou de tête, ses ruades ou ses courbettes guerrières, son inextinguible logorrhée ne sont le plus souvent qu'une manière de surmonter sa timidité, de dissimuler son émotivité. »Cet humain à tendance équine, bavard et taiseux à la fois, extraverti à table et pudique en selle, prompt à se raconter mais peu enclin à se livrer, appelant la confiance mais guère la confidence, c'est Bartabas, pour qui Jérôme Garcin ne cache ni son amitié, ni son admiration. Du lâcher de chevaux de Zingaro, où il se propose de rendre au cheval en liberté l'élégance et la sérénité qu'il leur confère lorsqu'il les monte, à l'Académie du spectacle équestre de Versailles, Bartabas, « héros péguyste » ignorant les limites de ses forces, n'a cessé de subjuguer son public en visant à illustrer la relation de l'homme et du cheval.
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