|
Résumé :
|
Dès la fin du XVIIIe siècle, dans toute l?Europe, les artistes multiplient les solutions plastiques pour plonger leurs spectateurs dans les vertiges du terrible et du grotesque. Ce hors-série propose de relire les sources littéraires et artistiques de l?univers de la fantaisie noire qui continue d?imprégner nombre de films, jeux vidéo et créations musicales de notre temps. Les premiers peintres romantiques sont hantés par la folie humaine (Goya) ou le surnaturel comme Füssli : apparitions, rêves, cauchemars, diable et sorcières (Tableau Le Cauchemar) Ils s'inspirent directement de la littérature : Dante, Shakespeare, Goethe, Hugo, Poe, Maupassant (Le Horla), Nerval, Lewis et son moine. Différentes influences traversent l'Europe : les anglo-saxons sont fascinés par l'apocalypse (John Martin, Samuel Colman), les français sont balayés par le souffle du romantisme (Géricault, Delacroix), les allemands exaltés par l'immensité de la nature, les belges hantés par les villes mortes qui deviennent le lieu de l'étrange et du rêve, Munch dépeint une Norvège expressionniste et oppressante. La symbolique de la mort devient le symbole d'un art désenchanté (Gustave Moreau, Odilon Redon, Gauguin, Mucha, Munch). Les créatures des ténèbres, les revenants, les esprits et les forces du mal semblent se répandre partout, symptome d'une époque où les frontières entre conscient et inconscient, vie et mort, lumière et ombre ne se dessinent plus nettement (Willam Blake, Füssli, Von Holst, Gustave Moreau, Franz von Stuck, Goya). Le Surréalisme réalisera cette ultime libération du rêve et de l'inconscient par le biais de la lecture de Freud : Dali, Ernst, Magritte, Bunuel, Hans Bellmer, Boiffard. Le cinéma poursuivra ce mouvement : Murnau avec Nosferatu et Faust, James whale et Frankenstein, Tod Browning et ses Dracula, Freaks.
|