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Résumé :
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Dans cet essai, Caroline Fourest nous met en garde contre une nouvelle forme de censure qui semble menacer toute possibilité de création qu'elle soit littéraire, scientifique, artistique, capillaire, musicale, théâtrale? créations, nous dit l'auteure fondées sur le droit au blasphème. L'art et la science semblent menacés par une meute d'inquisiteurs qui s'offusquent d'une création en fonction de la couleur de son auteur, et qui tombe dans un racisme inversé. Leur seul souhait au nom d'une "pseudo tolérance" et d'une "hypersensiblité" est de militer pour un repli total sur soi, sur sa communauté, qui fait que seul un Noir peut comprendre le racisme ou encore, seul un Noir peut interpréter au théâtre au cinéma un Noir, un Blanc, un Blanc, une lesbienne, le rôle d'une lesbienne...On découvre dans ce livre jusqu'où on peut aller au nom de l'antiracisme, d'une forme exacerbée de tolérance. Pourtant l'appropriation intellectuelle qui consiste à aimer une culture et à vouloir la découvrir n'a absolument rien à voir avec l'appropriation culturelle qui a conduit au pillage des ?uvres au temps de la colonisation. La police de la culture tourne à la police de la pensée. Le procès en "offense" s?est ainsi répandu de façon fulgurante. "L?appropriation culturelle" est le nouveau blasphème qui ne connaît qu?une religion : celle des "origines". »
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