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Résumé :
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Même aux heures les plus sombres de son histoire, Rome garde le sentiment de sa grandeur ; c'est au nom de la majestas, du nomen populi Romani, qu'elle exerce sa politique d'annexion dans le Latium et sur le sol de l'Italie, puis de conquêtes dans tout le bassin méditerranéen. Cet accroissement de son pouvoir s'accompagne d'une remarquable politique d'intégration : les peuples soumis arrivent comme esclaves et grossissent bientôt les rangs des affranchis.En octroyant trop généreusement la citoyenneté, Rome finira par perdre son identité nationale, au grand dam des conservateurs, conscients du danger. L'immensité de l'Empire, malgré l'excellence du système provincial, ne résistera pas à la pression des envahisseurs, surpris de parvenir si facilement jusqu'au c?ur de l'Empire, comme les Gaulois, huit siècles plus tôt.
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